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ETF ou gestion active ? Comment investir intelligemment en 2025 ?

Depuis plusieurs années, les ETF (Exchange-Traded Funds) se sont imposés comme des piliers de l’investissement moderne : frais bas, diversification immédiate et transparence. Une nouvelle tendance s’accélère désormais : les ETF actifs, qui conservent la structure ETF tout en intégrant une sélection de titres ou une allocation plus discrétionnaire.

Dans cet article, nous faisons le point sur le rôle des ETF, l’essor des ETF actifs, leur complémentarité avec la gestion active traditionnelle, et la manière dont nous orchestrons, chez Calyvia, un mix cohérent entre ces solutions.

L’essor des ETF : simplicité, efficacité et diversification

Les ETF « classiques » répliquent passivement un indice (S&P 500, MSCI World, Nasdaq 100, etc.) avec des frais généralement très compétitifs. Ils offrent une exposition rapide à une zone géographique, une classe d’actifs ou une thématique, sans multiplier les lignes ni les coûts.

En 2024, les ETF ont franchi un cap symbolique avec plus de 18 000 Md$ d’encours à l’échelle mondiale. En Europe, leur adoption progresse également, portée par la recherche de lisibilité, de flexibilité et de maîtrise des frais.

ETF et performance : des exemples concrets

Les performances observées en 2024 sur certains grands ETF illustrent l’intérêt de ces supports pour capter la dynamique des marchés :

  • iShares Core MSCI World UCITS ETF USD : +26,24 %
  • iShares Nasdaq 100 UCITS ETF : +33,29 %
  • Amundi Core EURO STOXX 50 UCITS ETF EUR Acc : +12 %
  • iShares MSCI EM UCITS ETF (Acc) : +14,46 %

Source : Bloomberg, données au 31/12/2024.

ETF actifs : la montée en puissance d’un modèle hybride

Les ETF actifs gagnent du terrain, notamment aux États-Unis où leur croissance est spectaculaire depuis 2018. Selon le Financial Times (d’après Morningstar, 1er semestre 2025), cette tendance s’installe durablement.

Contrairement à un ETF indiciel, un ETF actif cherche à surperformer un indice de référence plutôt qu’à le répliquer. Cela passe par une sélection de titres, des pondérations différentes, ou une allocation plus dynamique. L’investisseur conserve certains attributs appréciés des ETF : liquidité, transparence et souvent coûts inférieurs à ceux de nombreux fonds traditionnels.

Qui développe les ETF actifs ?

Des acteurs comme J.P. Morgan, Fidelity ou Franklin Templeton élargissent rapidement leur gamme d’ETF à gestion active, notamment sur des segments actions cœur de portefeuille (« core », « value », « growth »). De nouveaux entrants, comme Robeco, se positionnent également, ce qui laisse penser que l’Europe pourrait suivre, avec un décalage, la dynamique américaine.

Les limites à connaître avant d’investir

Cette forme hybride ne convient pas à tous les profils. Dans la pratique, beaucoup d’ETF actifs restent adossés à un indice de référence qu’ils tentent de dépasser sans trop s’en éloigner. Leur marge de manœuvre peut donc être plus contrainte que celle d’un fonds de gestion active traditionnel, notamment en phase de stress de marché.

Par ailleurs, pour un investisseur qui recherche une gestion de conviction — concentrée sur un nombre réduit de valeurs sélectionnées pour leur potentiel, leur qualité ou une logique thématique forte —, certains ETF actifs peuvent manquer de profondeur. C’est dans ces cas que la gestion active classique conserve tout son intérêt.

Gestion active : l’art de la conviction ciblée

Si les ETF sont particulièrement efficaces pour construire une exposition large à moindre coût, ils ne remplacent pas toutes les approches. Dès lors qu’il s’agit de marchés plus complexes ou de niches spécifiques (cybersécurité, dette émergente, métaux stratégiques, thématiques sectorielles pointues), la gestion active reste un outil déterminant.

Investir via un fonds actif, c’est souvent s’exposer à un univers plus resserré (souvent 10 à 50 lignes), réellement analysé et suivi. Cela permet au gérant de :

  • sélectionner des entreprises selon des critères qualitatifs et financiers,
  • ajuster l’exposition en fonction des cycles et des risques,
  • intégrer une lecture ESG cohérente (environnement, social, gouvernance),
  • et s’écarter volontairement d’un indice trop concentré ou peu représentatif.

Cette capacité à s’éloigner d’un indice peut être utile lorsque certains benchmarks deviennent très dépendants d’un petit nombre de valeurs dominantes (par exemple, un indice fortement porté par les mégacaps technologiques).

Notre approche chez Calyvia : combiner ETF et gestion active pour créer de la valeur

Chez Calyvia, nous utilisons les ETF pour optimiser la structure de frais et assurer une exposition robuste aux grandes classes d’actifs. Lorsque qu’une zone, un secteur ou une thématique présente un potentiel différenciant — ou requiert une expertise d’analyse particulière — nous privilégions des fonds de gestion active spécialisés.

Les ETF actifs peuvent constituer une alternative intéressante entre la réplication pure et la gestion active traditionnelle. Cependant, nous tenons compte de leurs limites : capacité parfois restreinte à s’éloigner de l’indice dans les phases de marché rapides, et historique de performance encore plus court sur certains segments.

Nos critères de sélection

Nous sélectionnons les supports selon des critères exigeants, adaptés à une allocation patrimoniale de long terme :

  • performance ajustée du risque (et pas uniquement performance brute),
  • régularité et robustesse des résultats dans différents régimes de marché,
  • qualité de l’équipe de gestion et processus d’investissement,
  • transparence des positions et cohérence de la stratégie,
  • structure de frais et coût total de détention,
  • lecture ESG et intégration extra-financière lorsque pertinente.

Nous analysons également la complémentarité entre supports afin d’éviter les redondances (expositions doublonnées) et d’améliorer la diversification réelle du portefeuille.

Conclusion : ETF, ETF actifs et gestion active ne s’opposent pas, ils se complètent

Les ETF constituent une base solide et efficiente pour construire une allocation diversifiée. Les ETF actifs apportent une couche de flexibilité supplémentaire, sans forcément remplacer la gestion active traditionnelle. Enfin, la gestion active conserve un rôle central dès qu’une expertise, une conviction ou une sélection fine devient nécessaire.

Notre conviction est simple : une combinaison maîtrisée entre ETF et gestion active, au service d’objectifs clairement définis, favorise une création de valeur durable sur le long terme.

Vous vous interrogez sur l’usage des ETF dans votre stratégie patrimoniale ?

Prenez rendez-vous avec un expert Calyvia pour construire une allocation personnalisée, alliant maîtrise des frais, diversification et recherche de performance, en cohérence avec votre horizon et votre tolérance au risque.